Maud Besançon Psychologue, Docteur en Psychologie

Domaine Professionnel

La vie professionnelle, tout comme la vie personnelle, n’est pas un long fleuve tranquille. Il est parfois difficile de pouvoir s’ouvrir auprès de nos collègues de travail des difficultés que nous rencontrons chaque jour. Or, nous passons la majorité de notre temps sur notre lieu de travail, et il peut être opportun, à un moment donné :
De faire le point de la situation face à un sentiment de démotivation, de manque de confiance en soi ;
De pouvoir discuter posément de relations conflictuelles, de violences (verbales voire physiques) ;
D’envisager sereinement des changements (de poste, départ à la retraite).

Démotivation

La motivation correspond à la force qui pousse l'individu à s'engager dans une tâche. Deux types de motivation ont été mis en évidence: la motivation intrinsèque qui prend naissance dans les besoins de l'individu, comme la curiosité, l’accomplissement de soi et la motivation extrinsèque qui est générée par des compensations extérieures comme la reconnaissance sociale par des pairs (Amabile, 1996). La démotivation correspond donc à l'attitude et l'état interne ressenti lorsque l'on a plus envie de faire, d'agir, de progresser. Elle est une des raisons essentielles de l'échec du travail en équipe, de la non-atteinte des objectifs. La motivation est individuelle, personnelle, propre à chaque individu. Selon Vroom, « on travaille pour un futur parce qu’on attend un résultat » et il est important que cet objectif soit SMART (cad Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporellement défini). De plus, il est important de travailler sur le contenu, en prenant par exemple appui sur la théorie des besoins de Maslow (physiologique, sécurité, appartenance, physiologique, estime et accomplissement).

Gestion du stress

Le mot « stress » est entré dans le langage de tous les jours et nous l’utilisons à mauvais escient puisque, étymologiquement, le stress correspond à l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des contraintes environnementales. Ces réponses peuvent être adaptées ou non à ces contraintes. Dans le langage courant, le stress correspond plutôt à l’anxiété que nous ressentons face à une situation. Le modèle de Selye, appelé également « théorie du syndrome général d'adaptation », est un ensemble de symptômes non spécifiques qui apparaissent quelle que soit la nature de l'agression. Ainsi, ce n’est pas l’agent agresseur qui est pathogène, mais la réaction de l’organisme à cet agent si la réponse est excessive ou insuffisante. Ce modèle distingue trois phases :

  • Réaction d'alarme : temps de préparation, mobilisation des ressources pour faire face au stress
  • Phase de résistance : utilisation des ressources
  • Phase d'épuisement : apparition de différents troubles somatiques

Trois dimensions sont présentes dans le stress :

  • Biologique = médiateurs chimiques et hormones ;
  • Psychologique = pensées, idées que l’on se fait de la situation ;
  • Comportementale = comportement adapté ou non aux contraintes de la situation.

Si vous le souhaitez, nous pouvons travailler sur deux de ces dimensions (psychologique et comportementale) lors de plusieurs séances en mettant l’accent sur l’une ou sur l’autre de ces dimensions.

Départ à la retraite